D’un bijou d’architecture à une écharpe

À l’occasion de la refonte du packaging de la boutique du musée du quai Branly, Arteum m’a commandé une nouvelle écharpe inspirée de l’architecture du bâtiment.

Une architecture audacieuse, des jardins magnifiques, une façade composée d’une multitude de boîtes multicolores en suspension, des jeux d’ombre qui renforcent la palette de couleurs, une riche collection de textiles… Le musée du quai Branly-Jacques-Chirac, conçu par Jean Nouvel, est une vraie source d’inspiration !

 

 

Trouver la bonne perspective

Pour que cette nouvelle écharpe soit graphiquement intéressante, je me suis concentrée sur une perspective du bâtiment avant de retravailler les proportions. Le rythme de la façade a été symbolisé par les couleurs disposées de façon faussement aléatoire. La palette est d’ailleurs uniquement constituée des teintes présentes dans le nouveau packaging : rouille, ocre, aubergine et gris acier.

L’art de la trame

J’ai ensuite traité les ombres de la façade par des trames à la manière des dessinateurs de BD. En jouant simplement sur le sens des rayures, leur teinte et leur épaisseur, j’ai pu donner une illusion de volume. Même les couleurs semblent plus nombreuses que les quatre teintes réellement utilisées !

En vente permanente

Tissée en laine de mérinos et de soie, cette écharpe, baptisée Architecture, est l’une des cinq étoles que j’ai eu la chance de réaliser pour le musée du quai Branly.
Je suis particulièrement heureuse qu’elle fasse partie de la collection permanente en vente dans la boutique du musée du quai Branly.

 

 

 

 

Sous l’inspiration d’un grand maître du tapis

À l’occasion de l’exposition Moderne Maharajah qui se tient à Paris jusqu’au 12 janvier, Arteum pour le musée des Arts décoratifs (MAD) m’a invitée à créer une écharpe très singulière.

Inspiration pour Natalia Franquet, un tapis unique de Da Silva Bruhns du début des années trente

Pour cette commande exclusive du MAD, j’ai revisité un tapis unique imaginé au début des années trente par le peintre et décorateur français, Ivan Da Silva Bruhns. Destiné à meubler le palais du maharajah d’Indore, ce tapis exceptionnel et avant-gardiste est l’une des pièces maîtresses de l’exposition consacrée au maharajah d’Indore.

Motifs géométriques

Je suis restée fidèle au dessin de Da Silva Bruhns : sa beauté méritait en effet une mise en lumière. Ses motifs géométriques, sa palette restreinte de couleurs et leur tonalité chaude, des lignes noires sur un dégradé de rouge et d’ocre, restent d’une très grande modernité.

Dessin de Da Silva Bruhns inspirateur pour Natalia Franquet

Jeu de couleurs

J’ai essentiellement joué sur les couleurs et privilégié la teinte terre plutôt que le rouge. En s’accordant avec la sobriété du motif, ces nuances revisitées séduisent autant les hommes que les femmes. J’ai bien sûr travaillé les proportions pour faire de ce tapis gigantesque une étole de 2 mètres. Les écharpes, en laine de mérinos et de soie, ont ensuite été tissées par une famille d’artisans du Cachemire puis imprimées par sérigraphie.

Natalia Franquet Choix de teinte terre

Revisiter un chef-d’œuvre

Cette plongée dans l’univers du maharajah d’Indore et dans l’œuvre de Da Silva Bruhns m‘a véritablement enchantée. Je me demande même parfois ce que ces deux visionnaires auraient pensé de cette adaptation…

L’écharpe est en vente exclusive dans la boutique du Musée des Arts Décoratifs.

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Acheter echarpe de Natalia Franquet au madparis

Certains d’entre vous le savent déjà: pour finir l’année en beauté, j’ai dessiné une

collection de motifs imprimés sur écharpes !

Ces écharpes sont réalisées par des artisans tisserands qui habitent les vallées de l’Himalaya au nord de L’Inde. Ils utilisent des fils d’une exquise finesse, mélange de fibres de laine mérinos et de soie. Il n’a pas de grande usine, tout est réalisé dans de petits ateliers qui possèdent au maximum quatre métiers à tisser. Souvent, il s’agit d’un bâtiment annexe à l’habitation, ou à la grange ce qui permet d’adapter l’activité au gré des saisons. Une fois tissées, ces écharpes sont conduites dans l’atelier de sérigraphie où mes dessins sont imprimés selon une technique à base de grands cadres, et une méthode d’encrage artisanale. C’est une série à tirage limitée.

On obtient ainsi ces grandes écharpes qui ont la légèreté d’une caresse et qui savent garder une douce chaleur toute au long de la journée.

Echarpe bleu Cocoon Natalia Franquet

Echarpe Natalia Franquet pulse noir

Echarpe Natalia Franquet Apache Prune